La Libre: Les Belges ont déclaré 1 580 sociétés offshore en 2015

Depuis 2014, les contribuables belges ont l’obligation de mentionner la détention de sociétés offshore dans leur déclaration fiscale. Même si leur détention n’est pas forcément illégale, un certain nombre d’entre elles sont utilisées pour mettre de l’argent non déclaré à l’abri du regard du fisc. Toute une série de constructions juridiques localisées dans des paradis fiscaux sont visées par cette obligation déclarative.
Selon des chiffres quasiment définitifs obtenus auprès du SPF Finances, les contribuables belges ont mentionné 1 580 sociétés offshore dans leur déclaration 2015 (revenus 2014). Il s’agit d’une hausse de 16 % par rapport aux 1 361 constructions juridiques déclarées en 2014 (revenus 2013).

Il est cependant compliqué d’évaluer s’il reste beaucoup de contribuables qui ont omis de déclarer leur société offshore. En effet, ces dernières sont généralement utilisées en raison de la discrétion qu’elles offrent. Les révélations des "Panama Papers" avaient dévoilé qu’au moins 732 résidents belges ont eu recours au cabinet d’avocats Mossack Fonseca. Or, ce bureau n’est pas le seul fournisseur de sociétés offshore.

Selon l’avocat Denis-Emmanuel Philippe (Bloom Law), un certain nombre de contribuables belges hésitent toujours à déclarer leurs constructions juridiques. "La nouvelle procédure de régularisation fiscale se fait attendre. Il est donc risqué de mentionner dans sa déclaration fiscale une société offshore détenant des capitaux non déclarés qui n’ont pas été régularisés, explique-t-il. Le fisc pourrait se renseigner sur les contribuables qui déclarent une construction juridique. Par exemple, pour vérifier l’origine des capitaux ou si les revenus distribués par la construction juridique ont bien été imposés."

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